







Détroit, 1927. En pleine époque florissante, Marjorie est vue comme l’excentrique de sa famille prospère, celle qui ne suit pas le chemin attendu et est un peu trop extravagante pour la haute société. Lorsqu’elle est invitée à rejoindre une résidence d’artistes, la jeune femme voit là une occasion de développer son talent de stylisme. Mais les portes barrées et les règles strictes de la résidence ne la protègent pas complètement du monde extérieur. Et les découvertes qu’elle fera pourraient bien bouleverser sa famille… et tout son univers.
Mélangeant histoire, suspens et romance, L’empire de sable nous entraine dans le faste de la ville de Détroit dans les années folles et parle de destinée personnelle, de pression familiale, de complot et d’amour hors norme, le tout avec une touche résolument féministe. Pour un lectorat expert !
Attention, ne vous fiez pas au résumé officiel du roman (celui sur la quatrième de couverture et non celui que j’ai écrit ici) qui m’a personnellement entrainée sur de mauvaises pistes en début de lecture. Oui, il y a bien des portes barrées et des femmes qui disparaissent dans la résidence d’artistes, mais ce n’est pas le cœur de ce roman historique où le suspens se joue plutôt dans la famille même de Marjorie alors que les secrets s’empilent et que les complots se multiplient.
D’entrée de jeu, je dirais que ce n’est pas mon préféré de Ruta Sepetys même si ses talents de conteuse sont indéniables. C’est peut-être parce que ce n’est pas une époque qui m’attire particulièrement, peut-être aussi à cause de ce résumé initial qui m’a un peu perturbée, mais c’est surtout un récit assez lent au départ (le livre vise clairement un public mature, sachez-le).
Néanmoins, si j’ai mis un moment à embarquer, je reconnais qu’il y a des éléments très chouettes dans le roman, par exemple l’ambiance qui rappelle tout à fait Gatsby le magnifique (d’ailleurs Ruta Sepetys s’amuse souvent à décrire les vêtements portés et créés par son héroïne) et un petit quelque chose de Succession avec cette riche famille (du moins, certains le croient-ils) dont les membres ne cessent de se quereller. J’ai par ailleurs apprécié tous les détails historiques qui font qu’on a vraiment l’impression de s’immerger dans une époque avec en bonus l’occasion de croiser certains personnages dont on connait encore les noms aujourd’hui (Ford, quelqu’un ?).
La deuxième partie est plus relevée, plus rapide, et l’histoire d’amour qui finit par se greffer à l’ensemble ajoute aussi à l’intérêt. Bref, ce n’est pas un coup de cœur comme souvent avec cette autrice, mais ça reste un excellent moment de lecture.





Sophielit est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ). Cliquez ici pour plus d'informations sur ce partenariat.
Nouveau commentaire