







Quand Bobby Bernier quitte la maison ce jour-là après avoir volé la passe d’autobus de sa mère, il est déterminé. Parce que sa vie a changé dernièrement et que le garçon de neuf ans veut comprendre. Pourquoi son père est-il parti ? Quels signes a-t-il ratés ? Et pourquoi les adultes ne disent-ils rien ?
Récit psychologique publié du côté « adulte », mais écrit à hauteur d’enfant dans une plume accessible et percutante, Comment mon père est devenu cascadeur peut rejoindre un public de grands ados.
Je lis peu de romans publiés du côté adulte parce que c’est une ligne éditoriale que je me suis donnée ici. Déjà que je n’arrive pas à couvrir ce qui sort en ados… Néanmoins, Olivier Simard a une écriture qui me parle particulièrement et je ne pouvais pas passer à côté de ce récit qui, même si pensé pour un public plus âgé, a quelque chose de vraiment intéressant pour les adolescents aussi, en ce sens où c’est court, à la fois poétique et brut, hyper accessible et centré sur la relation père-fils, Olivier Simard se concentre en effet sur le cœur de cette relation, sur ce moment précis de bascule, jouant avec la temporalité pour nous aider à comprendre ce qu’il se passe réellement (puisque le début et la fin se suivent, mais qu’entre les deux on revient en arrière).
Encore une fois, la force de l‘auteur réside dans ses personnages, Bobby, Léonie, Dario, le père lui-même, constitués de multiples couches, attachants et énervants, dans tous les cas très authentiques. Ça fait qu’on rit, on s’émeut, on réfléchit et on referme le tout avec le sentiment que l’histoire va nous suivre encore un moment.
Le petit plus ? Si vous êtes profs, sachez que le récit est vraiment pertinent pour travailler les inférences : Bobby ne comprend pas tout ce qui se déroule, mais le sous-texte est là, rempli d’indices à aller chercher et colliger !





Sophielit est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ). Cliquez ici pour plus d'informations sur ce partenariat.
Nouveau commentaire