







Ça fait deux ans que Benjamin n’a pas vu son cousin quand sa mère l’amène enfin visiter celui qui était son ami très proche depuis l’enfance. Et tout de suite, l’adolescent sent que quelque chose cloche. Quelle maladie pourrait forcer son cousin à porter une taie d’oreiller sur la tête ? Qu’est-ce qui « bouge » sur le corps de Simon ? Et de quoi parlent sa mère et sa tante lorsqu’elles disent que c’est maintenant son tour ?
Récit d’horreur visant un public de fin de primaire, Les rampants joue avec le concept du dégout avec une intrigue relevée en suspense. Pour un lectorat débutant !
Jonathan Reynolds n’en est pas à ses premières armes en horreur et ça parait. Dans le format court et accessible de la collection Zone Frousse des Z’ailées, il parvient à offrir une montée dramatique bien dosée, entretenant et nourrissant une ambiance malaisante qui s’assume de plus en plus dans l’extraordinaire (au sens premier). Le récit joue ainsi à la fois sur le concret (avec l’ancrage de la famille et la transformation très bien décrite) et un univers symbolique plus abstrait lié aux raisons de cette transformation et le rôle à venir de Benjamin. C’est frissonnant à souhait et parfait pour un lectorat assez jeune intéressé par les émotions suscitées par l’horreur.
Petit bémol, l’écriture est peut-être un peu trop centrée sur « l’efficacité » en raison du nombre de pages, mais c’est le genre d’histoire qui n’a pas besoin d’être littéraire pour atteindre sa cible ! À découvrir !
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