







Une soirée qui ne finit pas comme prévu, une enseignante qui se transforme au gré de sa chevelure, un loup inattendu dans la campagne, un déménagement soudain inexplicable, une invitation curieuse, un départ précipité, un rapport complexe aux animaux de compagnie.
Étranges créatures, c’est un recueil de courtes bandes dessinées qui explorent avec mélancolie la diversité et la volatilité des relations humaines. Bien que brève et accessibles, ces bandes dessinées visent un public mature vu leurs thématiques et la lenteur des propositions.
J’ai lu l’ensemble de ce recueil par petites bribes, dans un moment où j’avais besoin de lire sans effort, sans devoir me concentrer, et je dois dire que, pour ça, Étranges créatures a pleinement rempli sa mission. Après je dois avouer que je me suis questionnée jusqu’à la fin à savoir si jamais ça ou pas et c’est dans la biographie de l’autrice, quand on dit qu’elle développe depuis plus de 10 ans ces récits « à l’ambiance mélancolique et aborde avec subtilité l’impermanence des rapports humains » que j’ai vraiment compris le fil rouge de ce que je venais de lire. Oui, c’est dans l’accumulation de ces histoires qu’on voit se dessiner l’absurdité de la vie, dans ces souvenirs doux-amers partagés qu’on ressent que le désarroi peut être commun même si vécu dans une totale solitude.
Comme il n’y a pas vraiment de rythme dans ce recueil et qu’il vaut mieux le lire par bouchées pour ne pas être assommé·es par son ambiance générale (d’autant plus que les différents récits ne sont pas liés autrement que par le style des illustrations), c’est dur de dire que j’ai « aimé » cette lecture. Je reconnais son intérêt, assurément. Mais est-ce que je le recommanderais ? Je ne suis pas certaine.
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