



Quand elle arrive dans sa nouvelle école avec son flamboyant frère Nicky, Juliette Delcourt veut juste passer inaperçue et n’a pas du tout l’intention de se remettre au patinage artistique, sport qu’elle ne veut plus pratiquer depuis que son père est mort. Son plan aurait peut-être pu fonctionner si elle n’avait pas été s’asseoir dès le premier cours à côté de Kei, capitaine de l’équipe de hockey. Parce que s’il commence par la repousser, il s’intéresse rapidement à elle, attirant sur Juliette tous les regards… et si ce nouveau départ était différent de ce qu’elle avait prévu ? Et si ce n’était pas… négatif ?
Récit psychologique et romantique ancré dans l’univers du sport de glace canadien, Journal d’un crush parle d’attirance, d’affirmation de soi et de deuil dans un contexte scolaire. Pour un lectorat intermédiaire.
C’est rare que je parle d’un livre qui m’a autant fait rager du début à la fin, mais cette fois, je ne peux pas résister. D’abord parce que je sais que cette couverture va clairement attirer son public, d’autant qu’une romance « hockeyesque », c’est vraiment à la mode en ce moment. Et l’histoire se tient, le personnage de Nicky est atypique, accrocheur, encore plus avec ce qui se trame avec Tim (et qui pourrait mener à un tome 2). Le problème, le GROS problème, c’est que Cassandra O’Donnell (autrice française qui a aussi écrit la fabuleuse série Les jumeaux Crochemort) ancre son récit à Montréal… et n’y connait rien. Ou en tout cas pas assez. Alors ça passera sans doute pour le lectorat européen, mais pour un lecteur québécois, c’est juste n’importe quoi. Non, les écoles secondaires n’ont pas d’équipes de hockey (et les joueurs n’espèrent pas être repêchés par les cégeps), non, il n’y a pas de cours de géologie au secondaire (mon hypothèse c’est qu’elle a imaginé que « géo » est « géologie » et non pas « géographie », non, les triples axels, ça ne se fait pas à l’entrainement quand on est demeuré des mois loin des patinoires. Bref, ça crie le manque de recherche et, surtout, l’absence de relecture par quelqu’un qui s’y connait. Alors, oui, l’intrigue « enemy to lovers » fonctionne, mais pour moi ce n’est pas du tout suffisant.
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