Le cercle des ronces

 
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Sophie a apprécié ce livre

Dans le monde dirigé par le Magistère, les femmes sont reconnues comme dénuées de magie : elles ne peuvent ni la posséder ni la contrôler. Du moins, les femmes dites « normales ». Parce qu’il y a aussi les sorcières dont il faut se méfier et que la garde chasse. Seulement, voilà, quand Lalie se découvre des pouvoirs, elle refuse de suivre le cadre habituel. L’orpheline va apprivoiser ses capacités puis se créer un réseau qui devient peu à peu si fort que tous cherchent à le détruire. Mais qui peut vraiment arrêter Lalie ?

Au bord de se faire détruire, la sorcière muée en femme de guerre raconte… et se prépare.

Gagnant du Concours du premier roman jeunesse de Gallimard, Le cercle des ronces est une œuvre de fantasy ancrée dans un univers un peu médiéval et résolument féministe. Vu la complexité de sa structure, il vise un public expert.

L’avis de Sophie

J’ai toujours hâte de découvrir le livre qui a gagné le prix du Concours du premier roman jeunesse de Gallimard. Chaque fois, je sais que je découvrirai une nouvelle voix, sélectionnée parmi des centaines d’autres, et j’ai espoir de faire une rencontre aussi marquante que celle de Christelle Dabos avec la Passe-Miroir. Ce ne fut malheureusement pas le cas ici.

J’aurais vraiment voulu apprécier davantage. En fait, dès le début, j’ai aimé l’écriture, la fluidité, la position de ce personnage féminin fort, la composition de l’univers. On sent que Camille Ansell possède un souffle narratif. Toutefois le fait que Lalie s’adresse à des scribes pour raconter son histoire et se sente obligée de ponctuer son récit de phrases du genre « À ce moment-là, nous ne savions pas que tout allait mal se passer » m’a énervée. J’imagine bien que ça va se corser, je n’ai pas besoin qu’on me l’annonce ! Surtout que l’intrigue est bien présentée, qu’il y a rapidement des tensions, des scènes puissantes, de quoi nous captiver, encore plus si on est femmes nous-mêmes puisque Lalie est aux prises avec un monde patriarcal restrictif et dangereux qui vient titiller la fibre de la rébellion. Seulement, j’ai l’impression que le récit manque de nuances. Camille Ansel appuie fort sur ses thèmes et la coupure franche (ou presque) entre les hommes et les femmes (le mal contre le bien) fait que son univers devient binaire (malgré un personnage masculin qui aide les sorcières) et j’ai décroché. En fait, plus je lisais et moins j’aimais, ce qui est rarement bon signe. Bref, si vous découvrez la fantasy, la magie, le féminisme, ça peut vous intéresser. Mais si vous raffolez de ce type de fantasy plus politique, vous risquez de trouver que c’est un peu trop carré !  

Merci à Gallimard pour le service de presse !

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 2 mars 2026.

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Le cercle des ronces
Camille Anssel
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