







Demeurés seuls pour le weekend dans leur villa hyperconnectée en plein cœur de la forêt avec Rosa, la fidèle employée de leurs parents, Tommy et Jo sont très heureux d’enfin pouvoir bénéficier d’un peu de liberté. Du moins le pensaient-ils. Parce que Theresa, l’intelligence artificielle de la maison, les surveille. Les juge. Et les menace. Est-ce que sa nouvelle programmation l’aurait déboussolée ? Et si elle pouvait non pas les protéger, mais vouloir leur faire du mal ?
Roman d’horreur jouant avec les possibilités de l’autonomisation de l’intelligence artificielle, Intelligence mortelle vise un public intermédiaire malgré sa brièveté, complexifié par les changements de points de vue et les sauts chronologiques.
L’idée est intéressante, ça aurait pu fonctionner (j’ai d’ailleurs beaucoup aimé ma lecture du Diable 2.0 sur la même thématique), mais j’ai été dérangée par une foule de petites choses dans ce roman. Tout d’abord, je ne comprends pas l’idée de placer l’intrigue en Amérique et de saupoudrer une foule de références (marques de bière, entre autres) « pour faire vrai », mais sans souci de véracité… et en oubliant des éléments classiques. Personne ne dit « un froid d’Alaska », tout aussi chouette cette expression puisse être, et les référents « doudounes » et » bonnets » sont très européens. Ça aurait pu être des détails, mais ça m’a irritée, tout comme les retours en arrière de type « voyons ce qu’il s’est passé deux heures plus tôt », qui alourdissent le récit. Il y a des moments où l’action fonctionne, on se prend à vraiment s’inquiéter pour les enfants en cours de route, toutefois la finale manque de crédibilité. Bref… c’est pour moi une déception (et je trouve ça dommage parce que j’adore les formats courts et que la prémisse promettait !).


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